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Collecte et transport des coraux en milieu naturel :

J'ai longtemps hésité à rédiger cette page car je souhaiterais que ces pratiques soient réservées aux plus aguerris d'entre nous étant donné les dommages qu'ont déjà causé certains prélèvements abusifs.

Si vous savez déjà cultiver et bouturer vos coraux en aquarium (cf boutures), il vous sera facile de le faire sur un récif sans l'endommager. Dans ce cas cette rubrique est pour vous, dans le cas contraire, exercez vous encore dans votre bac S.V.P.   

L'avantage du prélèvement en milieu naturel est la recherche de nouvelles variétés encore peu connues provenant de zones d'où l'on exporte peu ou pas du tout.

 

Conditionnement des coraux :

Il est important d'attendre le dernier moment avant le départ pour sortir les boutures de l'eau et les emballer.

A ce moment là, je prépare des bandelettes en plastique alimentaire que je plonge dans de l'eau de mer, je m'en sert ensuite pour envelopper mes boutures que je place une par une dans de petits sacs plastiques. Le but étant de transporter les coraux à sec mais avec un fort taux d'humidité. Le transport à sec est le plus simple car il permet un gain de poids et aussi le voyage en cabine lorsque l'on prend l'avion. Au départ la température est acceptable mais une fois en France si c'est l'hiver il faut faire attention au froid et donc prévoir un sac chaud. Pendant le transport en cabine je veille à laisser l'air circuler en laissant le sac légèrement ouvert.

Dès mon arrivée je les place au chaud dans mon refuge pour une petite période d'acclimatation.        

 

Repérage des coraux :

Les premiers jours il ne faut pas se précipiter devant tant de diversité qu'offre la nature, Il est important de faire d'abord un repérage de la zone visitée et des espèces intéressantes à bouturer. Ensuite quand on a bien répertorié les espèces désirées, il faut trouver pour chacune le massif le plus sain, le plus simple à bouturer, et enfin la bouture la mieux ramifiée. Dans tous les cas préférez toujours un morceau d'une branche ou d'un plateau déjà cassé par le ressac, il y en a toujours au pied des massifs. J'utilise le même matériel et la même méthode décrite dans boutures pour fragmenter des morceaux de corail de 4 à 8 cm.

Ensuite repérez une zone facile d'accès pour y déposer vos boutures au fil des jours. Elle doit être protégée des marées et des baigneurs qui pourraient les piétiner. Servez vous de roches vivantes poreuses pour y faire tenir vos boutures.

Ca fonctionne aussi bien pour les coraux durs que pour les mous, la plupart des espèces supportant le voyage à sec.

Cette méthode m'a permis de ramener 100% d'une douzaine de boutures des Seychelles (voyage de 17 heures), et environ 50% d'autant de boutures de Maurice (voyage de 20 heures), mais elles étaient abimées au départ (cf les coraux trop clairs de Maurice dans : Nature).

Dans tous les cas il faudra vous renseigner auprès des autorités locales pour voir ce qui est autorisé de faire, et peser les risques... Un corail mort est généralement accepté puisque vendu dans les magasins de souvenirs mais pour le vivant c'est une autre affaire. C'est regrettable car cette méthode, bien appliquée ne cause aucun dommage alors que le commerce des coraux morts se fait au détriment des récifs, ce sont souvent des pieds mères qui sont arrachés !